Étude de Marché France
Digital & E-commerce

Le marché de la production vidéo d'entreprise en France · Étude 2026

60 pagesFormat PDFMis à jour septembre 20261 sources officielles

La production de films institutionnels et publicitaires pèse 2,06 Md€ de chiffre d'affaires pour 11 275 entreprises (INSEE, Ésane 2023), et 5 539 nouvelles entreprises s'y sont créées en 2025. 60 pages sourcées pour bâtir le business plan d'une société de production vidéo ou d'une activité de vidéaste indépendant, en création comme en reprise.

2,06 Md€Chiffre d'affaires HT des films institutionnels et publicitairesSource : INSEE, Ésane 2023

Rédaction Étude de Marché FranceRévision septembre 2026Méthode et sources

Analyse sectorielle nationale. Pour un emplacement précis, complétez par une étude de zone et de la concurrence directe. Méthode et limites

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PDF de 60 pages · mis à jour le 23 septembre 2026

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  • Chaque chiffre daté et rattaché à sa source officielle (INSEE, ministères, fédérations)
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Chiffres clés

Le marché de la production vidéo d'entreprise en France en 2026

Les quatre chiffres qui cadrent le marché, chacun daté et sourcé.

2,06 Md€
Chiffre d'affaires HT des films institutionnels et publicitaires

Source : INSEE, Ésane 2023

11 275
Entreprises du secteur (NAF 59.11B)

Source : INSEE, Ésane 2023

5 539
Créations d'entreprises dans le secteur en 2025

Source : INSEE, SIDE 2025

+3,6 %
Évolution de l'indice de chiffre d'affaires en 2025

Source : INSEE, indice de CA 2025

Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 60 pages.

Présentation

Pourquoi cette étude

La production de films institutionnels et publicitaires (NAF 59.11B) a réalisé 2,06 Md€ de chiffre d'affaires hors taxes en 2023 avec 11 275 entreprises, selon l'INSEE (Ésane). C'est d'abord un marché de très petites structures : 8 069 salariés en équivalent temps plein, soit 0,7 ETP par entreprise, et l'URSSAF ne recense que 2 538 établissements employeurs pour 7 947 salariés fin 2025, dont 59 % en Île-de-France. Le code est pourtant hétérogène, et c'est le premier piège de lecture. Parmi les six entreprises actives de 100 salariés ou plus que le répertoire Sirene classe en 59.11B, une seule est une maison de production au sens strict : Prodigious France, la société de production du groupe Publicis (182 M€ de chiffre d'affaires en 2025). Les cinq autres sont deux studios de jeu vidéo (Arkane Studios, Ubisoft Bordeaux), un média (Konbini), une agence de publicité (Buzzman) et l'établissement de production audiovisuelle du ministère des Armées. Le chiffre d'affaires du code surestime donc le marché de la vidéo d'entreprise proprement dit, et l'étude le dit.

La dynamique est à deux vitesses. L'indice de chiffre d'affaires de l'INSEE progresse de 3,6 % en 2025 et dépasse de 41 % en valeur son niveau de 2019, tandis que les créations d'entreprises ont presque triplé, de 1 900 en 2019 à 5 539 en 2025, dont 87 % d'entrepreneurs individuels. Dans le même temps, l'emploi salarié recule de 8,3 % en un an (URSSAF) et la marge nette du secteur est passée de 9,8 % à 4,9 % du chiffre d'affaires entre 2022 et 2023 (Ésane, notre calcul) : le marché attire beaucoup d'indépendants, et la valeur se partage entre davantage d'acteurs. La demande reste portée par la vidéo en ligne : 28 % des entreprises de 10 salariés ou plus utilisent une plateforme de partage de contenus multimédias (INSEE, 2023) et la publicité vidéo display a atteint 1,40 Md€ en 2025, en hausse de 18 % (Observatoire de l'e-pub SRI-UDECAM). Le cadre social est propre au secteur : une entreprise du 59.11B peut engager des techniciens au titre de l'annexe 8 de l'assurance chômage si elle relève de la convention de la production audiovisuelle (IDCC 2642) ou de celle de la production cinématographique (IDCC 3097), hors animation, selon la notice de France Travail.

L'étude s'adresse au porteur de projet qui crée une société de production de films d'entreprise, au vidéaste indépendant qui passe en société, au repreneur et à son banquier. Elle compile des sources primaires ouvertes et datées : INSEE (Ésane 2023, créations d'entreprises 2025, indice de chiffre d'affaires, NAF 2025), URSSAF, France Travail, Afdas, Audiens, Légifrance (article L132-24 du code de la propriété intellectuelle), service-public.fr et le règlement européen sur l'IA. Elle signale ce qu'aucun organisme ne mesure, comme le prix d'un film ou le tarif journalier d'un vidéaste, et prépare la bascule du 1er janvier 2027, date à laquelle le code 59.11B devient 59.11H dans la NAF 2025 (décret n° 2025-736 du 31 juillet 2025). Le périmètre exclut la production de cinéma et de télévision, la photographie, les agences de communication et le community management, la vidéo de mariage, le motion design, le doublage et la voix off, ainsi que la location de studios, qui relèvent d'autres études. Dernière mise à jour : 23 septembre 2026.

Contenu

Ce que vous obtenez

  • La mesure officielle du secteur : 2,06 Md€ de chiffre d'affaires et 11 275 entreprises (INSEE, Ésane 2023), avec les comptes détaillés : valeur ajoutée, frais de personnel, résultat et 13 % de chiffre d'affaires à l'export.
  • Le code 59.11B démonté : pourquoi des studios de jeu vidéo, un média, une agence et un établissement public figurent parmi les six plus gros employeurs, et comment isoler le vrai marché de la vidéo d'entreprise.
  • La dynamique réelle, sans extrapolation : indice de chiffre d'affaires INSEE (+3,6 % en 2025), 5 539 créations en 2025 contre 1 900 en 2019, emploi salarié en recul de 8,3 % sur un an (URSSAF).
  • Le cadre social décrypté : conventions IDCC 2642 et 3097, annexe 8 et fonctions éligibles à l'intermittence, affiliations Audiens et Afdas, et les options du vidéaste indépendant.
  • Les règles qui sécurisent une production : cession des droits au producteur (CPI, art. L132-24) et l'exception de la musique, droit à l'image, hypertrucages et AI Act, seuils 2026 de TVA et de micro-entreprise.
  • Un prévisionnel défendable : ratios Ésane (valeur ajoutée à 42 % du chiffre d'affaires, marge nette de 4,9 %), carte des implantations par région et scénarios 2026-2028 en variables plutôt qu'en chiffres inventés.

Sommaire

Sommaire détaillé : 60 pages

11 chapitres, consultables avant réservation. C'est le plan de l'étude que vous citerez.

  1. 01Synthèse et périmètre du marché
    1. 1.1Ce que recouvre le code 59.11B : films institutionnels, publicitaires, de formation et contenus de marque
    2. 1.2Ce que l'étude exclut : cinéma, télévision, mariage, motion design, voix off, studios
    3. 1.3Les chiffres clés vérifiés et leur source
    4. 1.4La bascule NAF 2025 : du 59.11B au 59.11H au 1er janvier 2027
  2. 02Taille et structure du marché
    1. 2.12,06 Md€ de chiffre d'affaires et 11 275 entreprises (Ésane 2023)
    2. 2.2Un code hétérogène : jeux vidéo, médias et agences classés en 59.11B
    3. 2.3L'indice de chiffre d'affaires INSEE depuis 2019 : +41 % en valeur
    4. 2.4Les comptes du secteur : valeur ajoutée, frais de personnel, résultat, export
    5. 2.5Un marché de micro-structures : 0,7 ETP par entreprise
  3. 03La demande : qui commande des vidéos, et pour quoi faire
    1. 3.1Grands comptes, ETI, PME et acheteurs publics : des besoins distincts
    2. 3.228 % des entreprises de 10 salariés ou plus sur une plateforme vidéo (INSEE)
    3. 3.3La publicité vidéo display : 1,40 Md€ en 2025 selon le SRI et l'UDECAM
    4. 3.4Les formats demandés : corporate, marque employeur, formation, publicité sociale
  4. 04L'offre et la concurrence
    1. 4.1Prodigious (Publicis) et les maisons de production publicitaire
    2. 4.2Les studios intégrés des agences, des médias et des annonceurs
    3. 4.3L'afflux de vidéastes indépendants : 5 539 créations en 2025
    4. 4.4IA générative et outils de montage automatisé : ce qui se banalise
  5. 05Cadre social : conventions collectives et intermittence
    1. 5.1Les conventions IDCC 2642 et 3097 : laquelle s'applique à votre activité
    2. 5.2L'annexe 8 et les fonctions éligibles, hors animation
    3. 5.3Audiens et Afdas : les affiliations propres au secteur
    4. 5.4Le vidéaste indépendant : micro-entreprise, société ou salariat intermittent
  6. 06Droit, fiscalité et conformité
    1. 6.1Cession des droits : l'article L132-24 du CPI et l'exception de la musique
    2. 6.2Droit à l'image, RGPD et tournage dans l'entreprise
    3. 6.3Publicité : règles de l'ARPP, loi Évin et mentions obligatoires
    4. 6.4AI Act : signaler les hypertrucages depuis le 2 août 2026
    5. 6.5TVA et micro-entreprise : les seuils 2026 de 37 500 € et 83 600 €
  7. 07Modèles d'exploitation
    1. 7.1Vidéaste solo, studio de deux à cinq personnes, maison de production
    2. 7.2Production exécutive pour les agences ou vente directe aux annonceurs
    3. 7.3Contrats-cadres, abonnements de contenus et chiffre d'affaires récurrent
    4. 7.4Faire ou sous-traiter : tournage, montage, étalonnage, son
  8. 08Investissement, prévisionnel et ratios financiers
    1. 8.1Un investissement corporel moyen d'environ 5 600 € par entreprise (Ésane, notre calcul)
    2. 8.2Valeur ajoutée à 42 % du chiffre d'affaires, frais de personnel à 74 % de la valeur ajoutée
    3. 8.3Une marge nette divisée par deux entre 2022 et 2023
    4. 8.4Construire son prévisionnel sans tarif journalier inventé
  9. 09Localisation et implantation
    1. 9.1Île-de-France : 52 % des établissements employeurs et 59 % des salariés (URSSAF)
    2. 9.2Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine
    3. 9.3Les créations 2025 par région : 38 % en Île-de-France
    4. 9.4S'installer en région : tissu client local et coûts d'exploitation
  10. 10Risques et prévisions 2026-2028
    1. 10.1Surpeuplement du bas de marché et pression sur les prix
    2. 10.2IA générative : menace sur les formats simples, levier de productivité
    3. 10.3Dépendance aux budgets de communication et au cycle économique
    4. 10.4Trois scénarios 2026-2028 en variables, aucun présenté comme un fait
  11. 11Sources, méthode et limites
    1. 11.1INSEE (Ésane, SIDE, indice de chiffre d'affaires), URSSAF, France Travail, Légifrance
    2. 11.2Pourquoi le CNC et Audiens ne mesurent pas ce segment
    3. 11.3Les écarts entre sources : Ésane contre indice de chiffre d'affaires
    4. 11.4Niveaux de fiabilité et chiffres écartés, avec le motif de chacun

Aperçu

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Cette illustration utilise les chiffres clés de l'étude pour présenter ses formats : synthèse, graphique commenté et tableau comparatif. L'extrait PDF n'est pas encore disponible.

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Pour qui ?

Cette étude est faite pour vous si…

Créateur d'entreprise

Vous dimensionnez votre société de production sur les comptes réels du secteur (Ésane) et vous choisissez la bonne convention collective avant d'engager votre premier technicien.

Vidéaste indépendant

Vous comparez micro-entreprise, société et salariat intermittent avec les seuils 2026, et vous savez à quel moment passer en société face à 5 539 nouveaux entrants par an.

Repreneur ou investisseur

Vous lisez les comptes d'une cible à l'aune des ratios du secteur et vous repérez ce que cache le code 59.11B, où cohabitent studios de jeu vidéo, médias et maisons de production.

Banquier ou conseil

Vous disposez d'un socle où chaque chiffre est sourcé et daté, où les calculs sont signalés comme tels, et où ce qu'aucun organisme ne mesure est dit franchement.

FAQ

Vos questions sur cette étude

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Quel budget faut-il pour créer une société de production vidéo d'entreprise ?

Aucun organisme public ne publie de budget type, et nous n'en inventons pas. Le repère officiel le plus proche vient de l'INSEE : en 2023, les 11 275 entreprises du secteur ont investi 62,7 M€ en actifs corporels, soit environ 5 600 € par entreprise en moyenne (notre calcul, moyenne qui mélange micro-entreprises et grandes structures). Le vrai poste de charges est humain : les frais de personnel absorbent 74 % de la valeur ajoutée du secteur. Le chapitre 8 construit le budget de lancement en variables (matériel, logiciels, assurances, trésorerie de démarrage) à renseigner avec vos devis.

Une société de production vidéo est-elle rentable ?

En moyenne, oui, mais la marge se resserre. Selon l'INSEE (Ésane), le secteur a dégagé en 2023 un résultat net de 101 M€ pour 2,06 Md€ de chiffre d'affaires, soit 4,9 %, contre 9,8 % en 2022 (notre calcul). Sur la même période, le nombre d'entreprises a progressé de 18 %. Cette moyenne recouvre des situations très différentes, des studios de jeu vidéo classés dans le même code aux vidéastes solo, d'où l'intérêt des ratios détaillés du chapitre 8.

Peut-on embaucher des intermittents pour tourner un film d'entreprise ?

Oui, sous conditions. Selon la notice de France Travail, l'annexe 8 de l'assurance chômage s'applique aux techniciens engagés par un employeur de la production de films institutionnels et publicitaires (59.11B) qui relève de la convention collective de la production audiovisuelle (IDCC 2642) ou de la production cinématographique (IDCC 3097), hors animation, et uniquement pour les fonctions figurant sur la liste. Hors de ce cadre, le contrat n'ouvre pas de droits au titre de l'annexe 8. Le chapitre 5 détaille les deux conventions, les affiliations Audiens et Afdas et les obligations de l'employeur.

Faut-il un diplôme ou une autorisation pour se lancer ?

Aucun diplôme n'est exigé pour immatriculer une activité de production vidéo. Les contraintes sont ailleurs : cession écrite des droits (l'article L132-24 du code de la propriété intellectuelle présume la cession au producteur, sauf pour le compositeur de la musique, qui se traite à part), autorisations de droit à l'image, règles propres aux prises de vue par drone (règlement d'exécution (UE) 2019/947) et, depuis le 2 août 2026, obligation de signaler les hypertrucages produits par IA (AI Act, art. 50).

Micro-entreprise ou société : quel statut choisir ?

Le choix dominant est la micro-entreprise : 87 % des 5 539 entreprises créées dans le secteur en 2025 sont des entreprises individuelles (INSEE). Ses plafonds 2026 sont connus : 83 600 € de chiffre d'affaires pour le régime micro-fiscal en prestations de services, et 37 500 € (41 250 € en seuil majoré) pour la franchise en base de TVA, le seuil unique de 25 000 € envisagé en 2025 ayant été abandonné (service-public.fr). Face à des clients professionnels qui récupèrent la TVA, la franchise offre peu d'avantage prix, et la société devient pertinente dès qu'il faut embaucher ou produire des films plus lourds.

Que change la nouvelle nomenclature NAF 2025 pour ce secteur ?

Au 1er janvier 2027, en application du décret n° 2025-736 du 31 juillet 2025, le code 59.11B devient 59.11H « Production de films institutionnels et publicitaires ». Deux activités en sortent explicitement : les films d'animation (59.11K) et le travail de réalisateur indépendant (90.39G). Conséquences pratiques : une rupture dans les séries statistiques à partir de 2027, et un code APE à vérifier pour chaque entreprise, car il conditionne notamment l'accès à l'annexe 8. L'étude présente les deux nomenclatures côte à côte.

Méthodologie & sources

Des chiffres vérifiables, pas des estimations

Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.

  • Sources officielles : INSEE, Banque de France, ministères et fédérations professionnelles.
  • Chiffres millésimés : chaque donnée porte son année et son organisme d'origine.
  • Données recoupées : plusieurs sources croisées pour fiabiliser les ordres de grandeur.
  • Révisions datées : l'étude affiche la date de sa dernière mise à jour.
Voir notre méthodologie

1 sources officielles citées dans cette étude.

Pour aller plus loin

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