Le centre d'épilation laser n'a pas de code d'activité propre : il relève de la sous-classe 96.02B « Soins de beauté », qui comprend expressément l'épilation, et basculera en 96.22Y « Soins de beauté et autres activités de traitement esthétique » lorsque la NAF 2025 deviendra la référence des codes APE, le 1er janvier 2027. Aucune statistique publique ne mesure donc ce marché isolément, et cette étude ne publie pas de taille de marché inventée. Ce qui est mesuré : selon le rapport de branche de l'esthétique (Xerfi Specific pour la CNAIB, données 2023), l'épilation à la lumière intense représente 6 % du chiffre d'affaires des instituts employeurs, contre 20 % pour l'épilation à la cire, et 62 % des entreprises qui proposent des soins technologiques la pratiquent. Rapportée au chiffre d'affaires des entreprises esthétiques de la branche (97,5 % de 3,75 milliards d'euros HT), cette part donne un ordre de grandeur d'environ 220 millions d'euros en 2023 : c'est notre calcul, hors entreprises sans salarié et hors centres médicaux, sur une année antérieure à l'ouverture du laser aux esthéticiennes. L'ensemble des soins de beauté progresse de 4,8 % en 2025 selon l'indice de chiffre d'affaires de l'INSEE.
La dynamique est d'abord juridique. L'arrêté du 24 mai 2024 a abrogé la réserve médicale de 1962, et le décret n° 2024-470 du même jour ouvre l'acte à trois catégories : médecins, infirmiers diplômés d'État et esthéticiennes qualifiées, les deux dernières après une formation socle de quatre jours pour le laser et de deux jours et demi pour la lumière pulsée. Le Conseil d'État a rejeté le 12 mars 2026 le recours formé notamment par une société d'exercice libéral, le Centre médical 57 Marceau, puis l'arrêté du 11 août 2026 a repoussé du 26 août 2026 au 1er septembre 2027 l'échéance de formation et supprimé la présence obligatoire d'un médecin dans le jury. Des réseaux dédiés se sont engouffrés dans la brèche : smartduck, lancé en 2024, revendique 44 implantations ; Laser 26 fait réaliser ses séances par des infirmiers ; Dépil Tech, enseigne historique de la lumière pulsée créée en 2011, sort d'un redressement judiciaire avec un plan de dix ans arrêté le 1er juillet 2026, selon le BODACC. Ces comptages de centres sont déclarés par les enseignes et varient d'une source à l'autre : l'étude les présente comme tels.
Cette étude s'adresse à ceux qui veulent ouvrir un centre indépendant, rejoindre un réseau ou reprendre un centre existant, ainsi qu'à leurs banquiers et conseils. Elle compile les textes (Légifrance, Conseil d'État), les données de l'INSEE et du répertoire Sirene, le rapport de branche de la CNAIB, les positions de la CNEP, l'avis de l'ANSES sur les épilateurs à lumière pulsée, les pages de l'ANSM sur le statut des appareils au regard du règlement européen sur les dispositifs médicaux, et le BODACC pour la santé des enseignes. Le cadre juridique commun aux instituts est résumé ici et détaillé dans notre étude sur les instituts de beauté ; celle-ci se concentre sur le modèle du centre spécialisé : choix de la machine, forfaits par zone, concurrence des centres médicaux, ratios et scénarios 2026-2028.