Le marché des brocantes et dépôts-ventes en France · Étude 2026
2,1 Md€Chiffre d'affaires du commerce d'occasion en magasin (NAF 47.79Z) · INSEE, Ésane 2023
Mis à jour en septembre 2026
399 € HT478,80 € TTC
Voir l'étudeSourcesINSEE · INPI
Étude de marché
Le marché des magasins de déstockage et des solderies en France
6 044 entreprises réalisaient 9,96 Md€ de chiffre d'affaires en 2023 selon l'INSEE, et Action France a déclaré à lui seul 5,27 Md€ en 2024 : le déstockage et les solderies non alimentaires se jouent désormais face à quelques enseignes. 60 pages de chiffres vérifiés sur pièce pour bâtir le business plan d'une ouverture, d'une affiliation ou d'une reprise.
9,96 Md€Chiffre d'affaires HT de la sous-classe NAF 47.19BSource : INSEE, 2023
Rédaction Étude de Marché FranceRévision septembre 2026Méthode et sources
Analyse sectorielle nationale. Pour un emplacement précis, complétez par une étude de zone et de la concurrence directe. Méthode et limites
Étude de marché
Le marché des magasins de déstockage et des solderies en France
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399 €HT
soit 478,80 € TTC (TVA 20 %)
PDF de 60 pages · mis à jour le 23 septembre 2026
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Chiffres clés
Les quatre chiffres qui cadrent le marché, chacun daté et sourcé.
Source : INSEE, 2023
Source : INSEE, 2023
Source : INSEE, 2025
Source : INPI, 2024
Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 60 pages.
Présentation
Le marché des magasins de déstockage et des solderies n'a pas de code statistique propre, et c'est le premier point à régler avant tout prévisionnel. Son meilleur indicateur est la sous-classe NAF 47.19B, qui réunit le commerce non spécialisé sans prédominance alimentaire en magasin de moins de 2 500 m² : 6 044 entreprises, 9,96 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes et 42 119 salariés au 31 décembre 2023 selon Ésane (INSEE), avec un chiffre d'affaires en hausse de 17,3 % sur un an. Ce code mêle pourtant solderies, bazars de quartier et discounters, tandis que Stokomani est classé dans l'habillement (47.71Z) et B&M France parmi les grands magasins (47.19A). L'indice de chiffre d'affaires de l'INSEE donne la trajectoire : +55 % en valeur entre 2021 et 2025, dont +5,3 % en 2025. Le panéliste Circana, cité par la CCI Paris Île-de-France, chiffre pour sa part le marché « bazar, discount et déstockage » à 11,9 milliards d'euros sur les douze mois à mars 2025, en recul de 5 % : deux mesures divergentes que l'étude met en regard, périmètre par périmètre.
La croissance est d'abord celle des enseignes. Action, arrivé en France en 2012, y a ouvert son 900e magasin le 13 décembre 2025 et y emploie plus de 20 000 personnes ; sa filiale française a déclaré 5,27 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 100,8 millions d'euros de bénéfice en 2024. Derrière lui, les trajectoires divergent : Gifi Mag a enregistré une perte nette de 202 millions d'euros en 2024 et cède une trentaine de magasins à Grand Frais, Stokomani affiche une perte de 41 millions d'euros sur son exercice 2025, quand Normal France reste bénéficiaire, que Centrakor (plus de 450 magasins) programme une quinzaine d'ouvertures en 2026 et que Noz bâtit son offre sur le rachat de stocks de liquidation. L'INSEE relève une décélération des ventes des bazars en 2025. En amont, la loi AGEC interdit depuis le 31 décembre 2023 d'éliminer les invendus non alimentaires, dont le déstockage était déjà le premier débouché (42 % de leur valeur marchande en 2019 selon l'ADEME). En aval, les colis importés de 150 € ou moins, cœur de l'offre des plateformes comme Temu ou Shein, supportent depuis le 1er juillet 2026 un droit de douane de 3 € par catégorie d'article.
Cette étude s'adresse à ceux qui veulent ouvrir une solderie indépendante, rejoindre un réseau affilié ou reprendre un magasin existant. Elle établit le droit applicable au 23 septembre 2026, dont l'abrogation par la loi du 26 mai 2026 de l'article L310-1 du code de commerce, qui soumettait les liquidations à déclaration préalable, l'encadrement maintenu des soldes et de la revente à perte, et les obligations issues de la loi AGEC. Elle fournit les ratios du secteur calculés sur les comptes INSEE (valeur ajoutée à 17,9 % du chiffre d'affaires, excédent brut d'exploitation à 4,2 %), une carte concurrentielle tirée des comptes déposés et un modèle de prévisionnel en variables là où aucune source publique ne mesure la marge ni le budget d'ouverture. Sources compilées : INSEE (Ésane, indice de chiffre d'affaires, compte du commerce), Légifrance, ADEME, CCI Paris Île-de-France et Annuaire des entreprises. Hors périmètre : le déstockage alimentaire et l'anti-gaspi, la friperie, le prêt-à-porter et les jouets.
Contenu
Sommaire
11 chapitres, consultables avant réservation. C'est le plan de l'étude que vous citerez.
Aperçu
Cette illustration utilise les chiffres clés de l'étude pour présenter ses formats : synthèse, graphique commenté et tableau comparatif. L'extrait PDF n'est pas encore disponible.
Chiffres clés
9,96 Md€
Chiffre d'affaires HT de la sous-classe NAF 47.19B
6 044
Entreprises de commerce non spécialisé non alimentaire (47.19B)
+55 %
Hausse du chiffre d'affaires du secteur entre 2021 et 2025 (en valeur)
Sources : INSEE · INPI
Graphique commenté
Source : INSEE, 2023
Tableau comparatif
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Comparez succursale, franchise et affiliation, et confrontez la santé financière réelle des enseignes, lue dans leurs comptes déposés, au discours commercial des réseaux.
Évaluez un fonds au regard des ratios du secteur (EBE à 4,2 % du chiffre d'affaires) et de l'exposition du point de vente à l'ouverture d'un discounter à proximité.
Disposez d'un socle où chaque chiffre est sourcé et daté, avec l'état du droit après la loi du 26 mai 2026 et les limites explicites des données disponibles.
FAQ
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Aucune source publique ne mesure un budget moyen d'ouverture : les montants qui circulent proviennent de réseaux de franchise et varient surtout selon la surface, l'emplacement et le stock initial. Le poste le plus sous-estimé est la trésorerie : comme le relève la CCI Paris Île-de-France, les produits importés d'Asie doivent être payés bien avant leur vente en magasin, ce qui alourdit le besoin en fonds de roulement. L'étude fournit un budget poste par poste (bail et dépôt de garantie, aménagement, stock initial, trésorerie de démarrage) sous forme de modèle en variables à renseigner avec vos devis.
Les marges du secteur sont minces. Sur la sous-classe NAF 47.19B, l'INSEE mesure en 2023 un excédent brut d'exploitation de 420 millions d'euros pour 9,96 milliards de chiffre d'affaires, soit 4,2 %, et un résultat net de 1,3 % du chiffre d'affaires. Ce résultat net a été divisé par plus de deux entre 2022 (290 millions d'euros) et 2023 (133 millions) alors que l'activité progressait de 17,3 %. Les écarts entre enseignes sont considérables : Action France a dégagé 100,8 millions d'euros de bénéfice en 2024 quand Gifi Mag perdait 202 millions. La rentabilité d'une solderie tient donc d'abord au prix d'achat des lots, à la rotation du stock et au loyer.
Pour les liquidations, plus depuis le 28 mai 2026 : la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a abrogé l'article L310-1 du code de commerce, qui imposait une déclaration préalable en mairie, un inventaire et une durée maximale de deux mois. Restent encadrés les soldes (article L310-3 : deux périodes par an de trois à six semaines, sur des produits proposés et payés depuis au moins un mois, le mot « solde » étant réservé à ces opérations), les ventes au déballage, la revente à perte (article L442-5, avec des exceptions pour la cessation d'activité, la fin de saison ou les produits démodés) et les pratiques commerciales trompeuses, que la DGCCRF continue de contrôler.
Non. Le commerce de détail non alimentaire n'est pas une activité réglementée : aucun diplôme ni qualification professionnelle n'est exigé pour exploiter un magasin de déstockage ou une solderie. Il faut en revanche immatriculer l'entreprise et respecter les règles propres au commerce, notamment l'information sur les prix, la sécurité des produits vendus et l'usage réservé du mot « solde ». Les compétences décisives sont commerciales : sourcing des lots, négociation et gestion du stock.
Les deux modèles coexistent. Les leaders du discount, comme Action, exploitent leurs magasins en propre : Action France regroupe plus de 980 établissements sous un même numéro SIREN. D'autres réseaux s'ouvrent aux indépendants : Centrakor, qui revendique plus de 450 magasins et plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, associe magasins intégrés et indépendants, et Maxi Bazar se développe désormais aussi en franchise selon la CCI Paris Île-de-France. L'enseigne apporte la puissance d'achat, décisive dans un métier où la taille conditionne les prix ; l'indépendant garde la liberté de sourcing sur les lots de déstockage. L'étude compare les deux options et les points à vérifier dans un contrat.
Auprès des fabricants, distributeurs et grossistes qui écoulent surstocks et fins de séries, de courtiers spécialisés et lors de la revente de stocks d'entreprises en liquidation judiciaire. La loi AGEC a élargi ce gisement : depuis le 31 décembre 2023, les invendus non alimentaires neufs ne peuvent plus être éliminés et doivent être réemployés, donnés ou recyclés. Selon l'ADEME, ces invendus représentaient plus de 4,3 milliards d'euros de valeur marchande en 2019, et le déstockage en était déjà le premier débouché, avec 42 % de cette valeur. L'étude présente les circuits d'achat et les précautions sur la qualité et la traçabilité des lots.
Méthodologie & sources
Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.
2 sources officielles citées dans cette étude.
Pour aller plus loin
2,1 Md€Chiffre d'affaires du commerce d'occasion en magasin (NAF 47.79Z) · INSEE, Ésane 2023
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Voir l'étude9 200Magasins de proximité en France · NielsenIQ, 2025
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