Étude de Marché France
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Le marché du portage salarial en France · Étude 2026

60 pagesFormat PDFMis à jour septembre 20263 sources officielles

45 439 salariés portés et 574 entreprises de portage actives en 2023 selon les données INSEE du rapport de branche 2026, pour un chiffre d'affaires estimé à 2,42 Md€. 60 pages sourcées pour créer ou reprendre une entreprise de portage salarial et bâtir un business plan que votre banquier pourra vérifier.

45 439Salariés portés en 2023Source : INSEE (rapport de branche OPPS), 2026

Rédaction Étude de Marché FranceRévision septembre 2026Méthode et sources

Analyse sectorielle nationale. Pour un emplacement précis, complétez par une étude de zone et de la concurrence directe. Méthode et limites

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PDF de 60 pages · mis à jour le 23 septembre 2026

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Chiffres clés

Le marché du portage salarial en France en 2026

Les quatre chiffres qui cadrent le marché, chacun daté et sourcé.

45 439
Salariés portés en 2023

Source : INSEE (rapport de branche OPPS), 2026

574
Entreprises de portage salarial actives en 2023

Source : INSEE (rapport de branche OPPS), 2026

2,42 Md€
Chiffre d'affaires estimé du secteur en 2023

Source : OPPS (estimation sur données INSEE), 2026

96 120 €
Garantie financière minimale d'une EPS en 2026

Source : Service-public.fr (code du travail, art. D1254-1), 2026

Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 60 pages.

Présentation

Pourquoi cette étude

Le portage salarial est mieux mesuré qu'on ne le croit, et bien plus petit que ce qu'on lit. Selon les données INSEE exploitées par le rapport de branche 2026 de l'Observatoire paritaire du portage salarial (OPPS), 574 entreprises de portage salarial (EPS) étaient actives en 2023, contre 225 en 2015, et elles ont salarié 45 439 consultants portés, pour une masse salariale brute de 1,39 milliard d'euros. Le chiffre d'affaires du secteur n'est pas mesuré directement : le rapport l'estime à 2,42 milliards d'euros en posant une hypothèse de frais de gestion moyens de 8 %. Le marché reste fragmenté (93 % des EPS comptent moins de 250 salariés portés, 13 seulement en comptent 500 ou plus, 52 dépassent 10 millions d'euros de chiffre d'affaires) et il échappe à la nomenclature : sur les 574 EPS, 396 sont classées en 82.99Z, 90 en 70.22Z et 43 seulement en 78.30Z. Un décompte fondé sur le seul code NAF 78.30Z passe donc à côté de plus de neuf EPS sur dix, et l'étude montre comment recenser correctement le marché.

La croissance a été forte, avec un chiffre d'affaires estimé en hausse de 91 % entre 2020 et 2023, portée par des profils très qualifiés : 83,6 % des salariés portés sont cadres, 70 % sont en CDI, et les prestations informatiques et d'intelligence artificielle figurent dans le top 3 des activités de 79 % des EPS interrogées. Le cycle s'est pourtant retourné : 67 % des EPS ont observé un allongement des intermissions en 2025, et moins d'une sur deux (48 %) se dit optimiste pour 2026. Le cadre juridique, lui, s'est stabilisé : ordonnance du 2 avril 2015, convention collective du 22 mars 2017, puis avenant n° 12 qui crée un échelon « premier niveau » et abaisse le plancher de rémunération, étendu par arrêté du 10 juillet 2024 et validé par le Conseil d'État le 19 mai 2026. Face à des acteurs comme ITG, Cadres en Mission, Admissions ou ABC Portage, un nouvel entrant doit compter avec des marges minces : Umalis Group, société cotée à Paris, a clos 2024 sur un chiffre d'affaires social de 8,83 M€ et une perte nette de 1,32 M€, et ses actionnaires ont dû voter la poursuite de l'activité en novembre 2025, ses capitaux propres étant devenus négatifs.

Cette étude de marché du portage salarial s'adresse à ceux qui veulent créer ou reprendre une entreprise de portage, ou filialiser une activité de consultants, sachant que l'EPS doit exercer le portage à titre exclusif (article L1254-24 du code du travail). Elle détaille les conditions d'entrée réelles (garantie financière d'au moins 10 % de la masse salariale et de 96 120 € au minimum en 2026, déclaration préalable à l'inspection du travail), le mécanisme des frais de gestion et du compte d'activité, et la grille de rémunération minimale de la convention collective. Elle compile le rapport de branche 2026 et ses données INSEE, Légifrance (code du travail, convention collective IDCC 3219 et ses avenants, arrêtés, décision du Conseil d'État), Service-public.fr, France Travail et les comptes publiés des acteurs cotés. Elle écarte enfin les chiffres qui ne résistent pas à la vérification, comme les « 24 milliards d'euros » et les « 200 000 salariés portés » relayés par des sites de sociétés de portage.

Contenu

Ce que vous obtenez

  • Les vrais chiffres du marché, issus des DSN traitées par l'INSEE : 574 EPS actives, 45 439 salariés portés et 1,39 Md€ de masse salariale en 2023, avec la méthode d'estimation du chiffre d'affaires (2,42 Md€) expliquée pas à pas.
  • Le piège du code NAF démonté : 396 EPS en 82.99Z, 90 en 70.22Z, 43 seulement en 78.30Z, et la bonne méthode pour recenser vos concurrents sans vous tromper de fichier.
  • Les conditions d'entrée vérifiées sur Légifrance : exclusivité (L1254-24), garantie financière (D1254-1, 96 120 € au minimum en 2026), déclaration préalable visée sous 15 jours, compte d'activité mensuel.
  • La convention collective IDCC 3219 à jour : les quatre échelons de l'avenant n° 12 et leurs salaires minimaux (de 63 % à 85 % du plafond mensuel de la sécurité sociale de 2017), l'extension validée par le Conseil d'État le 19 mai 2026, l'avenant n° 13 sur les prélèvements financés par le salarié porté.
  • Le profil de vos futurs consultants : 83,6 % de cadres, 45,1 ans d'âge moyen, 756 heures travaillées par an, 30 663 € de rémunération brute annuelle moyenne, et un écart de 59 % entre l'Île-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté.
  • Un modèle économique en variables (frais de gestion, besoin en fonds de roulement, recouvrement, garantie) et les risques 2026 qualifiés : intermissions plus longues pour 67 % des EPS, concurrence low cost, défaillances de clients.

Sommaire

Sommaire détaillé : 60 pages

11 chapitres, consultables avant réservation. C'est le plan de l'étude que vous citerez.

  1. 01Synthèse et chiffres clés du marché
    1. 1.1Le marché en un coup d'œil : 574 EPS, 45 439 salariés portés, 2,42 Md€ estimés
    2. 1.2Pourquoi les « 24 milliards » et les « 200 000 portés » sont faux
    3. 1.3Les six signaux à intégrer dans votre business plan 2026
    4. 1.4Matrice opportunités-menaces pour une EPS qui se lance
  2. 02Taille et segmentation du marché (2015-2023)
    1. 2.1De 225 à 574 entreprises de portage actives entre 2015 et 2023
    2. 2.2Masse salariale de 1,39 Md€ et chiffre d'affaires estimé : la méthode décomposée
    3. 2.3Concentration : 13 EPS de 500 postes ou plus, 52 au-dessus de 10 M€
    4. 2.4Le piège du code NAF : 82.99Z, 70.22Z et 78.30Z
  3. 03La demande : consultants portés et entreprises clientes
    1. 3.1Qui sont les 45 439 salariés portés : cadres, âge, sexe, CDI
    2. 3.2Activités exercées : informatique et IA, gestion de projet, management de transition
    3. 3.3Heures travaillées et rémunérations : 756 heures et 30 663 € en moyenne
    4. 3.4Entreprises clientes : cas de recours autorisés et tensions de recrutement (BMO 2026)
    5. 3.5Fidélité : 62 % des salariés portés ont moins de deux ans d'ancienneté dans leur EPS
  4. 04Offre et concurrence
    1. 4.1Structure de l'offre : généralistes, spécialistes et groupes multi-entités
    2. 4.2ITG, Cadres en Mission, Admissions, ABC Portage, Umalis Group : positionnements comparés
    3. 4.3PEPS, GAPSE, FEPS : la représentativité patronale fixée en novembre 2025
    4. 4.4Les services qui font la différence : recouvrement, épargne salariale, formation
    5. 4.5Frontières du marché : intérim, ESN, plateformes de freelances et micro-entreprise
  5. 05Réglementation et fiscalité du portage salarial
    1. 5.1Code du travail, articles L1254-1 à L1254-31 : définition, cas de recours, 36 mois maximum
    2. 5.2Convention collective IDCC 3219 et avenant n° 12 : quatre échelons, minima de 63 à 85 % du plafond 2017
    3. 5.3La décision du Conseil d'État du 19 mai 2026 et l'avenant n° 13 sur les prélèvements
    4. 5.4Compte d'activité, frais professionnels, réserve financière et indemnité d'apport d'affaires
  6. 06Créer, reprendre ou filialiser : les modèles d'exploitation
    1. 6.1Conditions d'entrée : exclusivité, garantie financière, déclaration préalable
    2. 6.2Création ex nihilo, reprise d'une EPS ou filiale dédiée d'un cabinet
    3. 6.3EPS généraliste ou spécialisée : taille critique et exposition au risque
    4. 6.4Adhésion à une organisation patronale et application de la convention
  7. 07Investissement, BFR et ratios financiers
    1. 7.1La garantie financière : 10 % de la masse salariale, 96 120 € au minimum en 2026
    2. 7.2Frais de gestion : pourquoi le taux de 8 % n'est qu'une hypothèse de calcul
    3. 7.3Besoin en fonds de roulement : salaires mensuels contre délais de paiement des clients
    4. 7.4Umalis Group, un cas public : 8,83 M€ de chiffre d'affaires et des capitaux propres négatifs en 2024
    5. 7.5Modèle économique en variables et seuil de rentabilité
  8. 08Localisation et implantation
    1. 8.156 % des sièges en Île-de-France, mais 56 % des salariés portés hors Île-de-France
    2. 8.2Auvergne-Rhône-Alpes (10 %), Hauts-de-France (7 %), Occitanie (6 %) : les bassins régionaux
    3. 8.3Rémunérations régionales : de 22 876 € à 36 419 € bruts annuels moyens
    4. 8.4Agence physique ou relation à distance : ce que cela change pour le consultant
  9. 09Risques et points de vigilance
    1. 9.1Intermissions plus longues : 67 % des EPS concernées en 2025
    2. 9.2Impayés et défaillances d'intermédiaires : le poste client sous tension
    3. 9.3Concurrence low cost, frais cachés et risque de redressement Urssaf
    4. 9.4Risque de requalification : tâche occasionnelle, expertise, autonomie
  10. 10Prévisions 2026-2028
    1. 10.1Ce que disent les EPS : 48 % optimistes pour 2026, une sur deux attend la stabilité ou une baisse
    2. 10.2Trois scénarios d'évolution à horizon 2028
    3. 10.3Segments porteurs : IA, gestion de projet, management de transition
    4. 10.4Check-list du créateur et du repreneur
  11. 11Sources, méthode et chiffres écartés
    1. 11.1Données INSEE issues des DSN : ce qu'elles mesurent et pourquoi elles sous-estiment
    2. 11.2Textes consultés : code du travail, convention collective, arrêtés, Conseil d'État
    3. 11.3Les chiffres écartés et le motif de chacun
    4. 11.4Niveau de fiabilité de chaque source

Aperçu

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Cette illustration utilise les chiffres clés de l'étude pour présenter ses formats : synthèse, graphique commenté et tableau comparatif. L'extrait PDF n'est pas encore disponible.

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Créateur d'entreprise de portage

Vous vérifiez les conditions d'entrée (garantie financière, déclaration préalable, exclusivité) et bâtissez un prévisionnel fondé sur les données INSEE de la branche plutôt que sur des chiffres de sites commerciaux.

Repreneur ou investisseur

Vous situez une cible dans un marché de 574 EPS où 13 seulement comptent 500 postes ou plus, et vous mesurez son exposition aux intermissions, aux impayés et au risque de redressement.

Dirigeant de cabinet de conseil

Vous savez ce qu'impose une filiale de portage (activité exclusive, garantie financière, convention IDCC 3219) avant de proposer ce cadre à vos consultants indépendants.

Banquier ou expert-comptable

Vous disposez des textes, de la grille conventionnelle et d'un modèle de besoin en fonds de roulement pour instruire un dossier de création ou une demande de garantie financière.

FAQ

Vos questions sur cette étude

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Quelles sont les conditions pour créer une entreprise de portage salarial ?

Trois conditions cumulatives. L'entreprise doit exercer le portage à titre exclusif (article L1254-24 du code du travail) : un cabinet de conseil qui veut porter ses consultants doit donc créer une entité dédiée. Elle doit justifier d'une garantie financière avant tout démarrage (L1254-27), égale à au moins 10 % de la masse salariale de l'année précédente et jamais inférieure à deux plafonds annuels de la sécurité sociale, soit 96 120 € en 2026 (article D1254-1). Enfin, elle adresse une déclaration préalable à l'inspection du travail, qui la vise sous quinze jours (articles R1254-3 à R1254-5). Les textes n'imposent pas de diplôme au dirigeant : les exigences de qualification visent le salarié porté (Bac +2 ou trois ans d'expérience dans le même secteur, selon Service-public.fr).

Quel budget faut-il prévoir pour lancer une EPS ?

Aucune source publique fiable ne publie de budget type, et l'étude n'en invente pas. Les postes structurants sont connus : la garantie financière (le plancher de 96 120 € en 2026 porte sur le montant garanti, et son coût dépend du garant), le besoin en fonds de roulement, puisque les salaires sont versés chaque mois alors que les clients paient à terme, l'assurance responsabilité civile professionnelle, l'outil de gestion des comptes d'activité et le recouvrement des factures. Le chapitre 7 fournit un modèle en variables pour chiffrer ces postes à partir de vos propres devis.

Quelle rentabilité peut-on espérer ?

La marge d'une EPS tient dans ses frais de gestion, prélevés sur le chiffre d'affaires encaissé pour chaque salarié porté et détaillés chaque mois sur son compte d'activité (article L1254-25). Le rapport de branche 2026 retient une hypothèse moyenne de 8 % pour estimer le chiffre d'affaires du secteur, contre 10 % dans l'édition 2023 : c'est une hypothèse de calcul, pas une mesure. Les comptes publiés rappellent que le volume ne garantit pas le résultat : Umalis Group a déclaré pour 2024 un chiffre d'affaires social de 8,83 M€, en baisse de 7,9 %, et une perte nette de 1,32 M€ (comptes sociaux certifiés). L'étude raisonne donc en seuil de rentabilité, selon le nombre de salariés portés actifs et leurs heures facturées.

Quelle rémunération minimale une entreprise de portage doit-elle verser ?

Les minima sont fixés par la convention collective IDCC 3219, en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale de 2017 (3 269 €). Depuis l'avenant n° 12 du 20 décembre 2022 (article 3), le salaire de base minimal est de 63 % de ce plafond pour un salarié porté premier niveau, 70 % pour un junior, 75 % pour un senior et 85 % pour un expert, soit de 2 059,47 € à 2 778,65 € bruts mensuels, auxquels s'ajoute une réserve financière de 10 %. L'échelon premier niveau est réservé aux prestations simples et limité à 24 mois pour des missions de même nature ; l'extension de l'avenant par arrêté du 10 juillet 2024, contestée par la CGT, a été validée par le Conseil d'État le 19 mai 2026. Service-public.fr affiche encore l'ancienne grille (junior, senior, forfait jours) : l'étude s'en tient au texte conventionnel en vigueur étendu. À défaut d'accord de branche, le code du travail retient 75 % du plafond mensuel (article L1254-2).

Combien d'entreprises de portage existent et qui domine le marché ?

L'INSEE dénombre 574 EPS actives en 2023, dont 322 ont leur siège en Île-de-France. Le marché est fragmenté : 360 EPS emploient moins de 50 salariés portés, 13 en emploient 500 ou plus, et 217 réalisent moins de 1 M€ de chiffre d'affaires. Ce décompte est légèrement déformé par les groupes qui scindent leur activité en plusieurs sociétés, ce que l'étude corrige par l'analyse des principaux acteurs. Côté représentation, l'arrêté du 27 novembre 2025 attribue au PEPS 82,13 % de l'audience patronale de la branche, au GAPSE 12,17 % et à la FEPS 5,70 %.

Pourquoi vos chiffres diffèrent-ils de ceux que l'on trouve en ligne ?

Parce que nous remontons chaque chiffre à sa source. Des sites de sociétés de portage annoncent un chiffre d'affaires de 24 milliards d'euros en 2024, 200 000 salariés portés en 2023 ou 600 000 emplois créés en 2025, en citant pêle-mêle l'observatoire de branche et Xerfi, ou sans source identifiable. Les seules données issues de la statistique publique, les DSN traitées par l'INSEE pour le rapport de branche, donnent 45 439 salariés portés et un chiffre d'affaires estimé à 2,42 Md€ en 2023, soit environ dix fois moins. Ce rapport reconnaît que sa méthode conduit à sous-estimer les effectifs : l'étude le signale plutôt que de corriger à l'aveugle.

Méthodologie & sources

Des chiffres vérifiables, pas des estimations

Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.

  • Sources officielles : INSEE, Banque de France, ministères et fédérations professionnelles.
  • Chiffres millésimés : chaque donnée porte son année et son organisme d'origine.
  • Données recoupées : plusieurs sources croisées pour fiabiliser les ordres de grandeur.
  • Révisions datées : l'étude affiche la date de sa dernière mise à jour.
Voir notre méthodologie

3 sources officielles citées dans cette étude.

Pour aller plus loin

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