Le marché du maraîchage diversifié et des micro-fermes en France · Étude 2026
70 %Exploitations légumières vendant en circuit court · Agreste, 2020
Mis à jour en septembre 2026
399 € HT478,80 € TTC
Voir l'étudeSourcesObSAT · Agreste · Code rural · +1
Étude de marché
Le marché des magasins de producteurs en France
567 magasins de producteurs recensés fin 2023 selon l'ObSAT, contre 250 en 2014 selon le ministère de l'Agriculture, et 14 630 exploitations qui vendent en point de vente collectif (Agreste) : le magasin tenu par des agriculteurs s'est installé dans le paysage. 60 pages de chiffres sourcés pour créer, rejoindre ou financer un magasin de producteurs, de l'article L611-8 du code rural au prévisionnel.
567Magasins de producteurs recensés fin 2023Source : ObSAT, cité par INRAE, 2024
Rédaction Étude de Marché FranceRévision septembre 2026Méthode et sources
Analyse sectorielle nationale. Pour un emplacement précis, complétez par une étude de zone et de la concurrence directe. Méthode et limites
Étude de marché
Le marché des magasins de producteurs en France
Réservation
399 €HT
soit 478,80 € TTC (TVA 20 %)
PDF de 60 pages · mis à jour le 23 septembre 2026
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Chiffres clés
Les quatre chiffres qui cadrent le marché, chacun daté et sourcé.
Source : ObSAT, cité par INRAE, 2024
Source : Agreste, 2020
Source : Code rural, art. L611-8, 2014
Source : Trame et INRAE, 2021
Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 60 pages.
Présentation
Le magasin de producteurs n'est pas une appellation libre : depuis 2014, l'article L611-8 du code rural le définit comme un lieu où des producteurs agricoles locaux vendent leur propre production, brute ou transformée, qui doit représenter en valeur au moins 70 % du chiffre d'affaires du point de vente. Le complément ne peut venir que d'autres agriculteurs, y compris organisés en coopératives, ou d'artisans de l'alimentation, dont l'identité et l'origine doivent être affichées, et tout manquement constitue une pratique commerciale trompeuse. Le poids du canal est mesuré par le recensement agricole 2020 : sur 90 024 exploitations de France métropolitaine qui vendent en circuit court (23 % du total), 14 630 passent par un point de vente collectif, soit environ une sur six (Agreste), auxquelles s'ajoutent 769 exploitations dans les DOM. Le parc de magasins, lui, n'a pas de recensement statistique officiel : 250 magasins en 2014 selon le ministère de l'Agriculture, environ 300 en 2018 selon le réseau Terre d'Envies, 567 fin 2023 selon l'ObSAT cité par INRAE. Le modèle n'est pourtant pas neuf : le premier point de vente collectif, Uniferme, a ouvert le 3 août 1978 près de Mornant (Rhône), à l'initiative de sept agriculteurs.
Le secteur se structure. Des réseaux régionaux anciens (Terre d'Envies, créé en 1991 en Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau des magasins de producteurs de PACA, les Boutiques Paysannes d'Occitanie, qui totalisaient 62 magasins et 46 M€ de chiffre d'affaires en 2018 selon Réussir) ont donné naissance le 2 avril 2025 à une fédération nationale, la Femap, qui revendique un décret précisant le statut de ces magasins et identifie 540 magasins au niveau national. Le réseau Bienvenue à la ferme des Chambres d'agriculture a lancé en 2012 en Gironde le premier drive fermier et comptait 122 points de retrait en 2022, pour 4,2 M€ HT de ventes en 2021. Les repères économiques disponibles viennent d'études de cas, pas de la statistique publique : 360 000 € de ventes en moyenne pour les 125 magasins de la base typologique de la Chambre régionale d'agriculture Rhône-Alpes (2015), de 550 000 € à 1,2 M€ en 2019 et une commission de 11 à 21 % prélevée sur les ventes des associés pour cinq magasins du Luberon étudiés par Trame et INRAE. La concurrence vient des grandes surfaces, qui mettent en avant le local, et d'enseignes hybrides en achat-revente comme O'Tera (13 magasins), qui ne relèvent pas de l'article L611-8. Après l'élan des confinements, l'inflation de 2022-2023 a pesé sur les ventes en circuit court, selon la Chambre d'agriculture de Bretagne.
Cette étude s'adresse aux collectifs d'agriculteurs qui veulent créer un magasin de producteurs ou un drive fermier, aux producteurs qui rejoignent ou reprennent un magasin existant, aux collectivités qui les soutiennent et aux banquiers ou conseils qui instruisent leur dossier. Elle compile le recensement agricole 2020 (Agreste), les textes applicables sur Légifrance (article L611-8 du code rural, article L230-5-1 sur la restauration collective issu de la loi EGalim), la doctrine sanitaire de la DGAL (instruction DGAL/SDSSA/2020-289), les avis de l'ADEME et la prospective du ministère de l'Agriculture, les travaux de Trame et d'INRAE, les références des Chambres d'agriculture et des réseaux de magasins. Elle ne traite ni les magasins bio, ni les supérettes, ni les épiceries fines et le vrac, ni les primeurs, ni l'agritourisme, ni la vente à la ferme individuelle. Chaque chiffre est daté et sourcé, les calculs sont signalés comme tels et les hypothèses 2026-2028 sont présentées comme des scénarios, pas comme des faits.
Contenu
Sommaire
11 chapitres, consultables avant réservation. C'est le plan de l'étude que vous citerez.
Aperçu
Cette illustration utilise les chiffres clés de l'étude pour présenter ses formats : synthèse, graphique commenté et tableau comparatif. L'extrait PDF n'est pas encore disponible.
Chiffres clés
567
Magasins de producteurs recensés fin 2023
14 630
Exploitations vendant en point de vente collectif
70 %
Part minimale du chiffre d'affaires issue de la production des associés
Sources : ObSAT · Agreste · Code rural · Trame et INRAE
Graphique commenté
Source : ObSAT, cité par INRAE, 2024
Tableau comparatif
La suite dans l'étude complète
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Vous comparez le statut d'associé et celui de dépôt-vendeur, vous mesurez ce que la commission et les permanences vous coûtent réellement et vous évaluez la solidité du collectif avant d'y engager vos produits et votre temps.
Vous disposez d'arguments chiffrés et sourcés (effet multiplicateur local, poids du canal dans les exploitations) pour justifier un soutien au foncier, à l'investissement ou à l'animation d'un magasin de producteurs.
Vous confrontez le prévisionnel d'un collectif à des repères datés (chiffre d'affaires, commission, salariés, panier moyen) et vous identifiez les risques propres au modèle : gouvernance, conformité légale, saturation locale.
FAQ
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C'est un point de vente où des producteurs agricoles locaux se réunissent pour vendre leur propre production, brute ou transformée, en circuit court (article L611-8 du code rural, en vigueur dans sa rédaction actuelle depuis le 15 octobre 2014). Ces produits doivent représenter en valeur au moins 70 % du chiffre d'affaires du magasin. Pour le reste, les associés ne peuvent s'approvisionner que directement auprès d'autres agriculteurs, y compris organisés en coopératives, ou d'artisans de l'alimentation, en affichant clairement leur identité et l'origine des produits. Le non-respect de ces règles constitue une pratique commerciale trompeuse.
Aucun recensement statistique officiel n'existe, et les chiffres dépendent de la définition retenue. L'ObSAT, cité par INRAE, recense 567 magasins de producteurs fin 2023 ; le ministère de l'Agriculture en comptait 250 en 2014, et la Femap en identifie 540 en 2025. La mesure la plus solide porte sur les exploitations : selon le recensement agricole 2020, 14 630 exploitations de France métropolitaine vendent en point de vente collectif, sur 90 024 qui pratiquent le circuit court. L'étude explique ce que mesure chaque comptage.
Dans les cinq magasins du Luberon étudiés par Trame et INRAE, la commission prélevée sur les produits des associés va de 11 à 21 %. Cerfrance Poitou-Charentes estime qu'entre 75 et 90 % du prix de vente revient au producteur en magasin de producteurs. La commission doit couvrir le loyer, le personnel, le froid, la caisse et les frais de fonctionnement : l'étude la relie au compte de résultat type et au seuil de rentabilité, selon que le magasin fonctionne avec des permanences d'associés ou des salariés.
Les références publiées sont des études de cas, pas des moyennes nationales. Dans la base typologique de la Chambre régionale d'agriculture Rhône-Alpes (125 magasins, 2015), le volume de ventes moyen atteint 360 000 €, 41 % des magasins se situant entre 100 000 et 500 000 €, et 3 % dépassent 2 M€ avec 316 m² et 58 apporteurs en moyenne. Les cinq magasins du Luberon étudiés par Trame et INRAE réalisaient de 550 000 € à 1,2 M€ en 2019, avec un panier moyen de 23 à 30 €. Le chiffre d'affaires dépend surtout de la surface, des heures d'ouverture, du nombre d'apporteurs et de la largeur de gamme.
Un producteur associé du point de vente collectif, y compris en drive fermier, relève de la remise directe au consommateur, sans limite de quantité ni de distance, après déclaration de son atelier lorsqu'il manipule des denrées animales (cerfa n° 13984). Un dépôt-vendeur, qui n'est pas associé, vend à un intermédiaire : pour les produits d'origine animale, il doit disposer d'un agrément sanitaire ou d'une dérogation limitée à des commerces situés à moins de 80 km (200 km en zone de revitalisation rurale) et à des volumes hebdomadaires plafonnés par l'arrêté du 8 juin 2006. L'instruction DGAL/SDSSA/2020-289 du 19 mai 2020 a simplifié l'obligation de présence de chaque producteur à la vente selon un planning prédéfini.
Plusieurs formes coexistent : association, GIE, SARL, SAS ou coopérative. Parmi les cinq magasins du Luberon étudiés par Trame et INRAE, deux sont des sociétés (SARL et SAS), deux des associations et un une coopérative. Le choix dépend du mode de vente (commission sur les produits des associés ou achat-revente, pratiqué par moins d'un magasin sur trois dans la base Rhône-Alpes 2015), de l'embauche de salariés et de la répartition des responsabilités entre associés. L'étude compare les conséquences comptables, fiscales et sociales de chaque option.
Méthodologie & sources
Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.
4 sources officielles citées dans cette étude.
Pour aller plus loin
70 %Exploitations légumières vendant en circuit court · Agreste, 2020
Mis à jour en septembre 2026
399 € HT478,80 € TTC
Voir l'étude71 493Entreprises du commerce sur éventaires et marchés · INSEE, Ésane 2021
Mis à jour en septembre 2026
399 € HT478,80 € TTC
Voir l'étude43 %Exploitants âgés de 55 ans ou plus · Agreste, 2020
Mis à jour en septembre 2026
399 € HT478,80 € TTC
Voir l'étude