Étude de Marché France
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Le marché des entreprises de travaux agricoles en France · Étude 2026

60 pagesFormat PDFMis à jour septembre 20261 sources officielles

13 322 entreprises de travaux agricoles spécialisées dans les cultures réalisent 5,3 Md€ de produits d'exploitation (Agreste, 2023), portées par des exploitations moins nombreuses qui confient semis, récolte et épandage. 60 pages sourcées pour bâtir le business plan de la création ou de la reprise de votre ETA.

13 322ETA spécialisées dans les travaux de culturesSource : Agreste, 2023

Rédaction Étude de Marché FranceRévision septembre 2026Méthode et sources

Analyse sectorielle nationale. Pour un emplacement précis, complétez par une étude de zone et de la concurrence directe. Méthode et limites

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PDF de 60 pages · mis à jour le 23 septembre 2026

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Chiffres clés

Le marché des entreprises de travaux agricoles en France en 2026

Les quatre chiffres qui cadrent le marché, chacun daté et sourcé.

13 322
ETA spécialisées dans les travaux de cultures

Source : Agreste, 2023

5,3 Md€
Produits d'exploitation de ces ETA

Source : Agreste, 2023

56 %
Exploitations recourant à des prestations

Source : Agreste, 2020

+39 %
Hausse du travail confié aux ETA en dix ans

Source : Agreste, 2020

Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 60 pages.

Présentation

Pourquoi cette étude

Une entreprise de travaux agricoles (ETA) vend du travail à façon, matériel et chauffeur compris : semis, moisson, ensilage, pressage, épandage, traitements. Sur le périmètre des travaux de cultures (NAF 01.61Z), Agreste recense 13 322 entreprises en 2023 en France métropolitaine (hors micro-entreprises), pour 5,34 Md€ de produits d'exploitation et 20 079 emplois en équivalent temps plein. Ce sont de très petites structures (1,5 ETP en moyenne, un tiers seulement emploient des salariés) mais des entreprises lourdes en capital : les amortissements absorbent 47,5 % de leur valeur ajoutée, contre 14,8 % pour les ETA d'élevage. La FNEDT, sur données MSA, en compte 16 111 en 2024 (+12,6 % en cinq ans) en incluant les travaux d'élevage et les travaux ruraux : l'étude explique cet écart de périmètre au lieu d'additionner les sources. La carte d'Agreste, toutes spécialités confondues, place la Marne en tête (694 ETA), devant l'Eure (473) et la Gironde (463).

La demande vient d'une agriculture qui se concentre. Le recensement agricole 2020 compte 389 800 exploitations en métropole, en recul de 2,3 % par an depuis 2010, pour une surface moyenne de 69 ha, et la moitié sont dirigées par au moins un exploitant de 55 ans ou plus. Cette même année, 56 % des exploitations ont recours à des prestations et le travail confié aux ETA atteint 14 800 ETP, en hausse de près de 40 % en dix ans. Chez les exploitations suivies par le Rica, 95 % achètent des travaux et services, pour 5,9 Md€ en 2023, tous prestataires confondus. La concurrence est d'abord coopérative : plus de 10 000 Cuma et 182 000 adhérents, désormais soutenus par un crédit d'impôt de 7,5 % (plafonné à 3 000 € par an) créé par la loi de finances pour 2026 et réservé aux adhérents de Cuma. Elle vient aussi des agriculteurs voisins, qui peuvent facturer des travaux dans la limite de l'article 75 du CGI. Et la trésorerie se tend : près d'un dirigeant sur deux a constaté sa dégradation en 2025 selon la FNEDT.

Cette étude s'adresse à ceux qui veulent créer, reprendre ou développer une ETA, y compris l'agriculteur qui transforme une activité de prestation en entreprise dédiée. Elle compile Agreste (Graph'Agri 2025, recensement agricole 2020, Rica), l'Insee, la FNEDT, la FNCUMA, les barèmes d'entraide des chambres d'agriculture, le BOFiP et Légifrance (agrément phytosanitaire, code de la route, fiscalité du GNR et des Cuma). Elle ne publie aucun tarif moyen à l'hectare, faute de mesure publique, et fournit à la place une méthode de calcul du prix de revient d'un chantier. La location et la vente de matériel agricole, les travaux forestiers et le conseil agricole sont hors périmètre.

Contenu

Ce que vous obtenez

  • Le vrai périmètre du marché : 13 322 ETA de cultures et 5,3 Md€ de produits d'exploitation selon Agreste, et pourquoi les 16 111 ETA de la FNEDT ne mesurent pas la même chose.
  • La demande par filière : taux de recours, montant moyen de 21 850 € par exploitation cliente, poids des achats de travaux dans les charges (jusqu'à 23 % chez les viticulteurs) et montée de la délégation intégrale.
  • La carte de la concurrence : Cuma et crédit d'impôt mécanisation collective 2026, agriculteurs prestataires sous le plafond de l'article 75 du CGI, entraide, et les critères qui font choisir une ETA.
  • Le cadre réglementaire vérifié : agrément phytosanitaire (L254-1 et L254-2 du code rural), Certiphyto, conduite des engins (article R221-20 du code de la route), GNR au tarif réduit et aides 2026.
  • Les ratios Agreste d'une ETA de cultures : valeur ajoutée à 38,6 % des produits, amortissements à 47,5 % de la valeur ajoutée, EBE moyen de 76,9 k€, à comparer à votre prévisionnel.
  • Une méthode de prix de revient par chantier, bâtie sur les barèmes d'entraide (moissonneuse neuve de 174 090 € à 432 610 € HT), et des scénarios 2026-2028 présentés comme tels.

Sommaire

Sommaire détaillé : 60 pages

11 chapitres, consultables avant réservation. C'est le plan de l'étude que vous citerez.

  1. 01Synthèse et chiffres clés du marché
    1. 1.1Le marché en un coup d'œil : 13 322 ETA de cultures, 5,3 Md€ de produits d'exploitation
    2. 1.2Agreste, FNEDT, Rica : pourquoi les chiffres diffèrent et lesquels retenir
    3. 1.3Les 8 chiffres à retenir pour votre business plan
    4. 1.4Ce qui change en 2026 : crédit d'impôt Cuma, aides au GNR, tensions de trésorerie
  2. 02Taille et segmentation du marché
    1. 2.1Produits d'exploitation, valeur ajoutée et emploi des ETA de cultures (NAF 01.61Z)
    2. 2.2Segmentation par prestation : moisson, semis, ensilage, pressage, épandage, traitements
    3. 2.3Segmentation par filière : grandes cultures, viticulture, élevage laitier, betterave
    4. 2.4Structure des entreprises : 1,5 ETP en moyenne, un tiers d'employeurs
  3. 03La demande : des exploitations moins nombreuses qui délèguent davantage
    1. 3.1389 800 exploitations en 2020 : concentration, agrandissement et vieillissement des chefs
    2. 3.256 % de recours aux prestations et 14 800 ETP confiés aux ETA (recensement agricole 2020)
    3. 3.3Achats de travaux par filière : 5,9 Md€ tous prestataires et 21 850 € par client (Rica 2023)
    4. 3.4De la prestation ponctuelle à la délégation intégrale : au moins 7 % des exploitations
    5. 3.5Pourquoi l'agriculteur délègue : matériel, calendrier, coût, risque phytosanitaire
  4. 04L'offre et la concurrence
    1. 4.1Démographie des ETA : créations, reprises et croissance de 12,6 % en cinq ans (FNEDT)
    2. 4.2Les Cuma : plus de 10 000 coopératives, 182 000 adhérents, chantiers complets
    3. 4.3Les agriculteurs prestataires et l'entraide : un concurrent invisible
    4. 4.4Coopératives et assistants à maîtrise d'ouvrage de la délégation intégrale
    5. 4.5Critères de choix du client : matériel, disponibilité, confiance, proximité, prix
  5. 05Réglementation et fiscalité
    1. 5.1Le statut d'ETA : article L722-2 du code rural et affiliation à la MSA
    2. 5.2L'agrément phytosanitaire (articles L254-1 et L254-2) et le Certiphyto
    3. 5.3Conduite et circulation des engins : article R221-20 du code de la route
    4. 5.4GNR au tarif réduit d'accise et aides exceptionnelles de 2026
    5. 5.5Crédit d'impôt mécanisation collective (article 244 quater K du CGI) et article 75 du CGI
  6. 06Modèles d'exploitation
    1. 6.1L'ETA spécialisée récolte : ensileuse, arracheuse, moissonneuse
    2. 6.2L'ETA polyvalente de proximité : semis, épandage, pressage, transport
    3. 6.3La délégation intégrale sous contrat : gestion de l'assolement pour le compte du propriétaire
    4. 6.4De l'agriculteur prestataire à l'ETA : quand et comment créer une structure dédiée
    5. 6.5Emploi saisonnier, CDD et recrutement des chauffeurs
  7. 07Investissement et ratios financiers
    1. 7.1Le parc matériel : prix d'achat, occasion, durée d'amortissement
    2. 7.2Ratios Agreste : valeur ajoutée, charges de personnel, amortissements, EBE moyen
    3. 7.3Calculer le prix de revient d'un chantier à partir des barèmes d'entraide
    4. 7.4Besoin en fonds de roulement, retards de paiement et saisonnalité de la trésorerie
    5. 7.5Compte de résultat type et seuil de rentabilité d'une ETA de 2 à 5 salariés
  8. 08Localisation et zones de chalandise
    1. 8.1La carte des ETA par département : Marne, Eure, Gironde en tête
    2. 8.2Grandes cultures, vignoble, bassins laitiers : où la demande se concentre
    3. 8.3Rayon d'action, temps de déplacement et densité des Cuma
    4. 8.4Zones où la délégation intégrale est la plus répandue
  9. 09Risques du métier
    1. 9.1Aléas climatiques et fenêtres d'intervention raccourcies
    2. 9.2Dépendance au prix du GNR et aux cycles de prix agricoles
    3. 9.3Concurrence subventionnée des Cuma et des agriculteurs prestataires
    4. 9.4Sinistralité, sécurité des chantiers et responsabilité civile
    5. 9.5Concentration de la clientèle et impayés
  10. 10Prévisions 2026-2028
    1. 10.1Trois scénarios d'évolution de la demande de prestations à horizon 2028
    2. 10.2Effet des départs à la retraite des exploitants sur la délégation
    3. 10.3Segments porteurs : agriculture de précision, désherbage mécanique, délégation intégrale
    4. 10.4Check-list finale du créateur ou du repreneur d'ETA
  11. 11Sources et méthode
    1. 11.1Sources officielles : Agreste, Insee, Légifrance, BOFiP, impots.gouv.fr
    2. 11.2Sources professionnelles : FNEDT, FNCUMA, chambres d'agriculture
    3. 11.3Périmètres, écarts entre sources et niveau de fiabilité de chaque donnée
    4. 11.4Ce que les données publiques ne mesurent pas : tarifs, défaillances, valorisations

Aperçu

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Cette illustration utilise les chiffres clés de l'étude pour présenter ses formats : synthèse, graphique commenté et tableau comparatif. L'extrait PDF n'est pas encore disponible.

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Cette étude est faite pour vous si…

Créateur d'ETA

Dimensionnez votre parc matériel et votre prévisionnel sur les ratios Agreste des ETA de cultures et sur une méthode de prix de revient par chantier que votre banquier pourra vérifier.

Agriculteur prestataire

Identifiez le moment où vos travaux à façon dépassent le cadre de l'article 75 du CGI et justifient une ETA dédiée, avec les obligations qui en découlent (agrément phytosanitaire, MSA, assurance).

Repreneur d'ETA existante

Évaluez la clientèle, l'âge du parc et l'exposition de l'entreprise à la concurrence des Cuma avant de fixer un prix de reprise.

Banquier ou conseil

Disposez d'un socle sourcé sur un secteur très capitalistique, avec les écarts de périmètre entre Agreste et FNEDT et les tensions de trésorerie documentées pour 2025.

FAQ

Vos questions sur cette étude

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Quel budget faut-il prévoir pour créer une ETA ?

Il dépend presque entièrement du parc matériel, et donc des prestations visées. À titre de repère, le barème d'entraide 2024-2025 des chambres d'agriculture et des Cuma de l'Est chiffre une moissonneuse-batteuse neuve, coupe céréales comprise, entre 174 090 € HT (entrée de gamme, 190 à 220 ch) et 432 610 € HT (au-delà de 530 ch). Ce poids se lit dans les comptes : les amortissements représentent 47,5 % de la valeur ajoutée des ETA de cultures (Agreste, 2023). L'étude compare achat neuf, occasion et démarrage sur un segment unique.

Une ETA est-elle rentable ?

En 2023, les ETA de cultures dégagent un excédent brut d'exploitation moyen de 76,9 k€, avec une valeur ajoutée égale à 38,6 % de leurs produits d'exploitation et des charges de personnel à 51,2 % de cette valeur ajoutée (Agreste, hors micro-entreprises). Ces moyennes masquent une trésorerie fragile : près d'un dirigeant sur deux a constaté une dégradation en 2025 selon la FNEDT. Le chapitre 7 donne le compte de résultat type et le seuil de rentabilité.

Quelles autorisations faut-il pour exercer ?

Plusieurs obligations s'appliquent selon l'activité. Appliquer des produits phytopharmaceutiques pour le compte de tiers exige un agrément (articles L254-1 et L254-2 du code rural), une certification d'entreprise, une assurance responsabilité civile professionnelle et un Certiphyto valable 5 ans. Les conducteurs attachés à une ETA sont dispensés de permis pour les engins agricoles (article R221-20 du code de la route), à partir de 16 ans, et de 18 ans pour les machines automotrices et les ensembles remorqués dont la largeur dépasse 2,50 m.

Un agriculteur peut-il faire des travaux pour ses voisins sans créer d'ETA ?

Oui, dans une limite fiscale. L'article 75 du CGI permet de rattacher au bénéfice agricole les recettes accessoires, dont les travaux à façon, tant qu'elles ne dépassent ni 50 % de la moyenne des recettes agricoles ni 100 000 €. Selon le Rica, 20 % des exploitations facturent déjà des travaux à d'autres exploitations. Au-delà de ces seuils, une structure dédiée devient nécessaire : l'étude détaille les options.

Comment une ETA se positionne-t-elle face aux Cuma ?

Les Cuma pèsent lourd (plus de 10 000 coopératives et 182 000 adhérents selon la FNCUMA) et bénéficient depuis 2026 d'un crédit d'impôt de 7,5 % des dépenses de leurs adhérents, plafonné à 3 000 € par an (article 244 quater K du CGI). Les ETA détiennent en revanche les matériels les plus capitalistiques (ensileuses, arracheuses de betteraves, vendangeuses) : selon la FNEDT, les ETARF représentent 3 % des clients du machinisme mais près de 30 % des investissements en agroéquipements neufs. Le chapitre 4 analyse les critères de choix des exploitants.

Quelles sont les sources utilisées et de quand datent-elles ?

Agreste (Graph'Agri 2025 sur données 2023, recensement agricole 2020, Rica), l'Insee, Légifrance et le BOFiP pour le droit et la fiscalité, impots.gouv.fr pour les aides au GNR de 2026, la FNEDT, la FNCUMA et les barèmes d'entraide des chambres d'agriculture. Mise à jour le 23 septembre 2026. Chaque donnée est datée, son périmètre est précisé, et les chiffres professionnels sont signalés comme tels.

Méthodologie & sources

Des chiffres vérifiables, pas des estimations

Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.

  • Sources officielles : INSEE, Banque de France, ministères et fédérations professionnelles.
  • Chiffres millésimés : chaque donnée porte son année et son organisme d'origine.
  • Données recoupées : plusieurs sources croisées pour fiabiliser les ordres de grandeur.
  • Révisions datées : l'étude affiche la date de sa dernière mise à jour.
Voir notre méthodologie

1 sources officielles citées dans cette étude.

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