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Le marché des lieux de vie et d'accueil (LVA) en France · Étude 2026

60 pagesFormat PDFMis à jour septembre 20262 sources officielles

453 lieux de vie et d'accueil offraient 3 100 places à l'aide sociale à l'enfance fin 2021, payées 182 € par jour en moyenne (DREES), et le projet de loi voté par l'Assemblée le 21 juillet 2026 limiterait chaque porteur à une seule autorisation. 60 pages de chiffres sourcés et de textes vérifiés pour bâtir votre dossier d'autorisation et le business plan de votre LVA.

453Lieux de vie et d'accueil de l'ASE (fin 2021)Source : DREES, 2024

Rédaction Étude de Marché FranceRévision septembre 2026Méthode et sources

Analyse sectorielle nationale. Pour un emplacement précis, complétez par une étude de zone et de la concurrence directe. Méthode et limites

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PDF de 60 pages · mis à jour le 23 septembre 2026

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Chiffres clés

Le marché des lieux de vie et d'accueil (LVA) en France en 2026

Les quatre chiffres qui cadrent le marché, chacun daté et sourcé.

453
Lieux de vie et d'accueil de l'ASE (fin 2021)

Source : DREES, 2024

182 €
Prix de journée moyen en LVA (TTC)

Source : DREES, 2024

11,7 Md€
Dépenses d'aide sociale à l'enfance des départements en 2024

Source : DREES, 2026

14,5 × Smic horaire
Plafond du forfait de base, par jour et par personne accueillie

Source : CASF art. D316-5

Chiffres détaillés, sourcés et commentés dans l'étude complète de 60 pages.

Présentation

Pourquoi cette étude

Un lieu de vie et d'accueil (LVA) n'est ni une maison d'enfants ni une famille d'accueil : c'est une petite structure autorisée par le président du conseil départemental au titre du III de l'article L312-1 du code de l'action sociale et des familles, animée par des permanents dont l'un au moins vit sur place, et autorisée à accueillir de trois à sept personnes (dix par dérogation, en deux unités distinctes). Selon l'enquête ES-PE de la DREES, la France comptait 453 LVA relevant de l'aide sociale à l'enfance (ASE) fin 2021, pour 3 100 places et 2 900 jeunes présents : 21 % des établissements de l'ASE, mais environ 4 % de ses places. Le taux d'occupation agrégé atteignait 93 %, et 60 % des lieux de vie étaient occupés à 100 %. Le prix de journée moyen y était de 182 € TTC, contre 178 € pour l'internat collectif en maison d'enfants à caractère social (MECS). C'est aussi le seul segment de l'ASE ouvert au privé commercial : les 6 % de structures à caractère commercial recensées sont toutes des lieux de vie, gérés principalement par une personne physique ou une SARL. Le financeur est public et unique : les départements ont consacré 11,7 milliards d'euros à l'ASE en 2024, dont 80 % aux mesures d'accueil.

La dynamique est portée par le besoin de places. Après un creux entre 2012 et 2017, le nombre de LVA est remonté de 426 à 453 entre fin 2017 et fin 2021, et leur capacité a progressé de 39 % depuis 2008. L'interdiction totale de l'hébergement des enfants protégés à l'hôtel depuis le 1er février 2024 (loi Taquet) et le recul de l'accueil familial (35 % des enfants confiés fin 2024, contre 56 % en 2006) orientent les départements vers ces petites unités : dans la Sarthe, l'IGAS a relevé un passage de 24 à 64 places en LVA entre 2015 et 2023. Les fédérations CNAPE et FNLV estiment que le nombre de LVA pourrait passer d'environ 450 à près de 900, une estimation professionnelle et non une statistique. Les publics se durcissent : 35 % des jeunes accueillis en LVA ont un handicap reconnu par la MDPH (28 % en 2017), et 31 % sont confiés par un autre département que celui du lieu de vie. En face, 1 378 MECS offrent 60 800 places et facturent 209 € par jour leurs propres places de type lieu de vie. Surtout, le cadre se resserre : le projet de loi relatif à la protection des enfants, adopté en première lecture le 21 juillet 2026 et en cours d'examen au Sénat, prévoit qu'une même personne ne puisse détenir qu'une seule autorisation de LVA, institue un cadre national des contrôles et réserve les séjours de rupture aux structures autorisées, pour trois mois renouvelables une fois.

Cette étude de marché des lieux de vie et d'accueil s'adresse à ceux qui veulent créer, reprendre ou développer un LVA, et à ceux qui financent ces projets. Elle compile les enquêtes de la DREES (ES-PE et enquête Aide sociale), les articles D316-1 à D316-6 du CASF, le texte adopté par l'Assemblée nationale, le vadémécum juridique publié par la CNAPE et la FNLV, un rapport de contrôle de l'IGAS et des arrêtés de tarification départementaux. Elle traduit la règle de tarification en modèle économique : le forfait de base est plafonné à 14,5 fois le Smic horaire, soit 174,29 € par jour et par personne accueillie avec le Smic au 1er janvier 2026 (notre calcul), auquel peut s'ajouter un forfait complémentaire justifié par le projet. Elle dit aussi ce qui n'est pas mesuré : aucune statistique publique ne donne le chiffre d'affaires du segment ni le coût d'installation type d'un LVA, et nous ne les inventons pas. Dernière mise à jour : 23 septembre 2026.

Contenu

Ce que vous obtenez

  • La taille réelle du segment, sourcée DREES : 453 LVA, 3 100 places, 93 % d'occupation agrégée, les séries 2008-2021 et le poids des lieux de vie dans les 79 900 places des établissements de l'ASE.
  • Le modèle de recettes décortiqué : forfait de base plafonné à 14,5 fois le Smic horaire, forfait complémentaire, révision annuelle, compte d'emploi avant le 30 avril, avec un arrêté départemental réel analysé ligne à ligne.
  • Le dossier d'autorisation pas à pas : projet d'accueil, locaux, équipe de permanents, taux d'encadrement minimal d'un ETP pour trois personnes accueillies, et les failles relevées par l'IGAS à ne pas reproduire.
  • Ce que change le projet de loi de juillet 2026 : une seule autorisation par personne, contrôles inopinés du préfet, cadre national des contrôles des LVA, séjours de rupture encadrés.
  • La demande expliquée : 224 700 jeunes accueillis par l'ASE fin 2024, fin des hôtels, recul des assistants familiaux, 35 % de jeunes en situation de handicap et 31 % de placements hors département en LVA.
  • Un business plan en variables (places, prix de journée, occupation, ETP de permanents, 258 jours de travail par an) et un tableau des risques, sans budget type ni chiffre d'affaires inventés.

Sommaire

Sommaire détaillé : 60 pages

11 chapitres, consultables avant réservation. C'est le plan de l'étude que vous citerez.

  1. 01Synthèse et chiffres clés
    1. 1.1Le LVA en un coup d'œil : 453 structures, 3 100 places, 182 € par jour
    2. 1.2Les chiffres à retenir pour votre dossier d'autorisation et votre banquier
    3. 1.3Ce qui change en 2026 : le projet de loi relatif à la protection des enfants
    4. 1.4Les données qui n'existent pas, et comment nous les traitons
  2. 02Définition et cadre juridique du lieu de vie et d'accueil
    1. 2.1Ni ESSMS ni famille d'accueil : le III de l'article L312-1 du CASF
    2. 2.2De trois à sept personnes, dix par dérogation (art. D316-1)
    3. 2.3Les publics admissibles : ASE, placements judiciaires, handicap, troubles psychiques (art. D316-2)
    4. 2.4Permanents et assistants permanents : le régime des 258 jours (art. L433-1)
  3. 03Taille et segmentation du marché
    1. 3.1453 LVA et 3 100 places fin 2021 : l'enquête ES-PE de la DREES
    2. 3.2De 385 à 453 lieux de vie depuis 2008, des places en hausse de 39 %
    3. 3.3Le poids des LVA dans l'ASE : 21 % des établissements, environ 4 % des places
    4. 3.4Statuts : associations, personnes physiques et SARL (6 % de privé commercial)
    5. 3.5Les accueils d'adultes et de personnes handicapées : ce que les statistiques ne couvrent pas
  4. 04La demande : enfants confiés et besoins de places
    1. 4.1224 700 jeunes accueillis par l'ASE fin 2024 et 11,7 Md€ de dépenses départementales
    2. 4.2Fin des hôtels depuis février 2024 et recul des assistants familiaux
    3. 4.3Profil des jeunes en LVA : 35 % en situation de handicap, 63 % de garçons, 29 mois d'ancienneté moyenne
    4. 4.4Placements hors département : 31 % des jeunes accueillis en lieu de vie
    5. 4.5Tendance 2025 : moins de mineurs accueillis, davantage de jeunes majeurs
  5. 05L'offre et la concurrence
    1. 5.1Les MECS : 1 378 établissements, 60 800 places, 44 places en moyenne
    2. 5.2Foyers de l'enfance, villages d'enfants et accueil familial
    3. 5.3Les places de type lieu de vie gérées par des MECS, à 209 € par jour
    4. 5.4Lieux non autorisés et séjours de rupture : la concurrence hors cadre
    5. 5.5Les fédérations et réseaux : FNLV, GERPLA, CNAPE
  6. 06Autorisation, contrôle et réforme 2026
    1. 6.1L'autorisation départementale, sans appel à projets (art. L313-1-1)
    2. 6.2Constituer le dossier : projet, locaux, équipe, conventions de partenariat
    3. 6.3Ce que l'IGAS reproche aux procédures d'autorisation trop succinctes
    4. 6.4Le projet de loi de juillet 2026 : une autorisation par personne, contrôles inopinés, cadre national
    5. 6.5Livret d'accueil et contrat de séjour (art. L311-4 à L311-8), registre et évaluation
  7. 07Tarification et financement
    1. 7.1Le forfait journalier exprimé en multiple du Smic horaire (art. D316-5)
    2. 7.2Forfait de base plafonné à 14,5 Smic horaires, forfait complémentaire à justifier
    3. 7.3Proposition triennale, révision annuelle et compte d'emploi avant le 30 avril (art. D316-6)
    4. 7.4Un arrêté réel décortiqué : 16,63 Smic horaires par jour pour un LVA de Corrèze
    5. 7.5Contentieux de la tarification : ce qu'a jugé le Conseil d'État
  8. 08Modèles d'exploitation et organisation
    1. 8.1Personne physique, SARL ou association : conséquences juridiques et fiscales
    2. 8.2Le permanent résidant et l'équipe : un ETP pour trois personnes accueillies au minimum
    3. 8.3Accueil ASE, accueil handicap ou mixte : les conditions de cohabitation des publics
    4. 8.4Séjours de rupture et accueils spécifiques : ce qui reste permis
  9. 09Investissement, ratios financiers et localisation
    1. 9.1Le bâti : ce qu'exige le projet architectural
    2. 9.2Le modèle de recettes : places, prix de journée, taux d'occupation (93 % en moyenne)
    3. 9.3Masse salariale, provision de deux mois de fonctionnement et seuil d'équilibre
    4. 9.4Choisir son département : besoins, politique tarifaire, accueil hors département
    5. 9.5Présenter à la banque un projet financé par prix de journée
  10. 10Risques et prévisions 2026-2028
    1. 10.1Risque de financeur unique et risque de sous-occupation
    2. 10.2Risque réglementaire : un texte encore en navette au Sénat
    3. 10.3Risque humain : épuisement des permanents et exigences de qualification
    4. 10.4Trois scénarios qualitatifs d'évolution à l'horizon 2028
  11. 11Sources, méthode et limites
    1. 11.1DREES, Légifrance, Assemblée nationale, IGAS : les sources primaires
    2. 11.2Pourquoi l'INSEE ne permet pas d'isoler les LVA (NAF 87.90A)
    3. 11.3Les chiffres écartés, dont l'estimation de 900 LVA avancée par les fédérations
    4. 11.4Le niveau de fiabilité de chaque donnée

Aperçu

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Cette illustration utilise les chiffres clés de l'étude pour présenter ses formats : synthèse, graphique commenté et tableau comparatif. L'extrait PDF n'est pas encore disponible.

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Pour qui ?

Cette étude est faite pour vous si…

Porteur de projet de LVA

Vous montez un dossier d'autorisation aligné sur les articles D316-1 à D316-6 du CASF et un budget prévisionnel construit en multiples du Smic, en évitant les failles relevées par l'IGAS avant le passage devant le département.

Éducateur ou travailleur social en reconversion

Vous mesurez ce qu'implique le statut de permanent (vie sur place, 258 jours de travail par an, un ETP pour trois personnes accueillies) et ce que change le projet de loi de 2026 pour un porteur limité à une seule autorisation.

Association gestionnaire ou repreneur

Vous comparez le LVA à la MECS (182 € par jour contre 178 € en internat collectif) et vous évaluez un lieu existant au regard de son arrêté de tarification, de son taux d'occupation et de sa dépendance aux placements hors département.

Banquier ou conseil

Vous disposez d'un socle sourcé DREES et Légifrance pour apprécier un projet dont les recettes dépendent d'un tarif arrêté par le département, et de la liste des données qui n'existent pas.

FAQ

Vos questions sur cette étude

Une question avant d'acheter ? Écrivez-nous, réponse sous 24 heures ouvrées.

Combien rapporte un lieu de vie et d'accueil ?

Les recettes d'un LVA sont le produit de trois variables : le nombre de places autorisées (sept au plus hors dérogation), le forfait journalier arrêté par le département et le taux d'occupation. Le forfait de base est plafonné à 14,5 fois le Smic horaire, soit 174,29 € par jour et par personne avec le Smic au 1er janvier 2026 (12,02 €), et un forfait complémentaire peut s'y ajouter si le projet le justifie : la DREES mesurait un prix de journée moyen de 182 € TTC en LVA fin 2021. À titre d'ordre de grandeur, sept places à 182 € occupées à 93 % représentent environ 432 000 € de recettes annuelles (notre calcul), qui doivent financer les permanents, les salariés, le bâti et le fonctionnement. Le forfait ne peut pas être réajusté en cas d'exercice déficitaire.

Faut-il un diplôme pour ouvrir un LVA ?

Non. Comme le rappelle le vadémécum juridique de la CNAPE et de la FNLV (2025), le CASF n'impose aucun diplôme au permanent responsable. Le porteur doit en revanche démontrer ses compétences (conditions d'accueil, animation de l'équipe, gestion administrative, relations avec les familles et les partenaires), et les départements y regardent de plus près : dans la Sarthe, l'IGAS a jugé que les conditions matérielles et la qualification des intervenants faisaient courir des risques aux enfants dans trois des quatre LVA visités. Les fédérations observent que les porteurs sont aujourd'hui majoritairement des professionnels formés.

Comment obtenir l'autorisation de créer un LVA ?

Pour un accueil au titre de l'ASE, l'autorisation est délivrée par le président du conseil départemental. Depuis la loi du 28 décembre 2015, la création et l'extension d'un LVA sont exonérées de la procédure d'appel à projets (art. L313-1-1 du CASF) : le porteur dépose un dossier (projet d'accueil, publics visés, locaux, équipe de permanents, budget prévisionnel) et adresse, l'année de création, une proposition de forfait journalier que le département arrête dans les soixante jours. L'étude détaille les pièces attendues et les points que les services instructeurs examinent.

Que change le projet de loi relatif à la protection des enfants ?

Adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 21 juillet 2026 et transmis au Sénat le lendemain, le texte n'est pas définitif. Dans sa version actuelle, il prévoit qu'une même personne, physique ou morale, ne puisse détenir qu'une seule autorisation de LVA, permet au préfet de contrôler à tout moment et de manière inopinée tout lieu de vie, institue un cadre national des contrôles propre aux LVA et réserve l'organisation de séjours de rupture aux structures autorisées, pour trois mois au plus renouvelables une fois et jamais hors du territoire national. Un porteur qui envisage plusieurs lieux doit intégrer ce risque dès maintenant.

Peut-on exploiter un LVA en société commerciale ?

Oui : un LVA peut être géré par une personne physique ou morale (art. D316-1 du CASF). Fin 2021, 6 % des établissements de l'ASE relevaient du privé à caractère commercial, et il s'agissait uniquement de lieux de vie, principalement gérés par une personne physique ou constitués en SARL, selon la DREES. Le choix entre nom propre, société et association a des effets sur la responsabilité, la fiscalité et la transmission du lieu, et devra tenir compte de la règle d'une autorisation par personne si elle est adoptée.

Combien de LVA existe-t-il en France ?

Le dernier chiffre officiel est celui de la DREES : 453 lieux de vie relevant de l'aide sociale à l'enfance au 31 décembre 2021, contre 385 fin 2008 et 426 fin 2017. L'édition 2026 du dossier de la DREES sur l'ASE s'appuie encore sur cette enquête, faute de données plus récentes. Les fédérations CNAPE et FNLV estiment que le nombre de LVA pourrait passer d'environ 450 à près de 900 depuis la loi Taquet, sans méthode publiée : l'étude présente ce chiffre comme une estimation professionnelle. Aucune statistique ne recense les LVA dédiés aux seuls adultes.

Méthodologie & sources

Des chiffres vérifiables, pas des estimations

Chaque donnée de cette étude est datée et rattachée à sa source. Nous ne publions aucun chiffre que vous ne pourriez pas retrouver et citer devant votre banque.

  • Sources officielles : INSEE, Banque de France, ministères et fédérations professionnelles.
  • Chiffres millésimés : chaque donnée porte son année et son organisme d'origine.
  • Données recoupées : plusieurs sources croisées pour fiabiliser les ordres de grandeur.
  • Révisions datées : l'étude affiche la date de sa dernière mise à jour.
Voir notre méthodologie

2 sources officielles citées dans cette étude.

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